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Mesdames et Messieurs,
Ce soir au près Martinet, l'équipe fanion du BOUC handball a livré un match de courage et de sueur pour tenir en respect une équipe de Lagny leader d'un championnat qu'elle domine des épaules et des bras depuis Septembre.
Tout commença par une bière non pas au Touco (pub qui ne figure plus pour l'instant au panel des fournisseurs du club) mais à celui du cinespace où s'affiche actuellement le dernier film de James Cameron "Avatar", où il fut question des aléas du championnat 2008-2009 où le BOUC échoua d'un chouillat aux portes des barrages).
Cette bière, une fois bue avec une certaine simplicité en compagnie de Jessie, figure au combien emblématique du club des supporters (et aussi coach de la C ce soir en une autre histoire) permit de comprendre la philosophie et les intentions d'un match tendu vers la tactique de l'intelligence.
Tout commença donc par un mano à mano entre 2 équipes stylées d'une manière certaine: Lagny s'appuyant sur une base arrière de hauteur (avec un trio rasant le double mètre) et des ailiers aussi vifs que leur détente élastique dans la zone. Et, Beauvais jouant de vivacité et de déplacement en vitesse et finesse par moment.
Cela est étrange mais véridique, le score fut serré à l'extrême par l'effort fou des boucistes à s'accrocher face au leader (peut-être une sorte d'inconscient des combats des précédentes années, appelée expérience. Expérience de la rage de ne rien lâcher) et finalement à marquer par leur décalage et leur jeu autour.
Dans cette première période, Florent fut décisif d'une poignée de finitions acérées, et Gégé en fin de temps par 3 interceptions de rangs qui donnaient vie et conscience à des Boucistes dans le rythme. 14-12.
Tandis que et entre parenthèse Lagny butait sur une défense 4-2 d'inspiration aussi perturbante qu'une stripteaseuse déguisée en hôtesse de l'air.
La deuxième mi-temps fut profitable aux 2 équipes certes pour souffler mais pour s'abreuver des conseils d'un coatching, mais surtout par un fait tactique rare dans ce genre de débat: la blessure d'un arbitre.
Tout recommença par le 4-2 et de l'intention des 2 cotés à ne rien donner, ne rien soumettre, et défendre avec acharnement.
La salle se réveillât sous l'impulsion des "Beauvais... Beauvais..." et les claquements des claquettes résonnaient comme des scapattos de quelques mitrailles de l'époque d'Al Capone; le jeu se durcissait et les 2 minutes au son des contacts trop appuyés, des appuis forts, des bras arrachés et des poussades (sorte de poussitude assez forte) de l'époque du grand Béziers des années 80.
Tout finit par 2 actions remarquables et polémiques: un but refusé à Lagny pour hors-jeu et un HongKongFufu de Braniew (à une orthographe près) au milieu de 5 défenseurs ultra de Lagny pour finalement égaliser. 24-24.
"Le score est juste car les 2 équipes se sont livrées sans complexe. Pour autant, la fin laisse le sentiment d'une certaine justesse tant les 2 équipes furent proches par leur opposition de style, mais la feuille de match dit toujours la vérité. Nous avons en outre une pensée pour l'arbitre blessé ce soir et lui souhaitons un rapide rétablissement" dixit R.R du journal le Parisien.
"Quelle intensité, quelle débauche d'énergie. Beauvais et joueurs de Lagny devraient se satisfaire d'un match nul, qui pourrait etre une défaite si Dieu l'eut voulu. Vive le sport" commentaire de Vince d'après match au Kiosque du coin.
Et la parole finale revient à Boubou du haut de sa sagesse :"Le groupe orgueuilleux a su élever son niveau pour accrocher une équipe de Lagny aiguisée. Espérons que ces 2 points nous servirons de tremplins psychologiques pour nous élever en qualité".
Ainsi va le Hand à Beauvais, tel une carte de rare promesse, et de talents mémorables. Parfois, dans le givre sur quelques parebrises de fin de soirée, ou sur les vitres de quelques pubs de minuit, peut t'on y lire des destinées incroyables, celles de ceux et de celles (une pensée pour équipe N3 féminine aussi magnifique que performante) qui se battent pour une âme, pour une vie, pour un objectif insensé... Celui d’écrire une belle histoire. L’histoire du handball à Beauvais.
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